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Wiki Hordes Topics

Basstien

D.BALAVOINE - Le chanteur


Je m'présente, je m'appelle Calamity
J'voudrais bien réussir ma vie, être aimée
Etre belle gagner des points d'√Ęmes
Puis surtout √™tre une gentille d√Ęme
Mais pour tout ça il faudrait que j'bosse et là j' rame.

J'suis chiante, chiante pour mes copains
J'veux faire des coups et que personne voit rien, ne voit rien
J'veux écrire un RP dans le vent
Un air gai, chic et entra√ģnant
Pour faire bannir dans les soirées de Monsieur Daehan

[Refrain] :
Et partout dans la rue
J'veux qu'on parle de moi
Que les mec soient nus
Qu'ils se jettent sur moi
Qu'ils m'admirent, qu'ils me tuent
Qu'ils s'arrachent ma vertu

Pour les anciens de hordes
Devenir une idole
J'veux que toutes les nuits
Essoufflées dans leurs lits
Ils trompent leurs amies
Dans leurs rêves de bannis

Puis après je f'rai des galas
Le corbeau se prosternera devant moi
Les trolls de cent mille personnes
O√Ļ m√™me le FM s'√©tonne
Et se lève pour proposer leur foie

[Refrain]

Puis quand j'en aurai assez
De rester leur idole
Je jump'rai en pandé
Comme dans les années folles
Revivrais la V2
Je ferai mes adieux

Et puis l'année d'après
Je recommencerai
Et puis l'année d'après
Je recommencerai
Mon abo je paierais
Pour la postérité

Les nouveaux de Hordes
Diront que j'suis tarée
Que mes yeux puent l'alcool
Que j'fais bien d'arrêter
Appelerons Eole
Saliront mon passé

Alors je serai vieille
Et je pourrai crever
Je me cherch'rai du gel
Pour enfin me coiffer
J'veux une dernière merveille
Pour ne rien regretter
J'veux une dernière merveille


RENAUD - Mistral Gagant


A m'asseoir pour fouiller cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qui est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des zombis idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
un bandage pour guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les pictos fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Boucherie et SM, la MUP à un franc
Et les ermites gagnants

A marcher dans l'desert cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter le sable en te bouffant les yeux
Te parler de la goule un p'tit peu
Et sauter dans le puit pour les faire r√Ęler
Bousiller nos piles et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les pictos d'antan et les PA en l'air
Et les vrais machettes qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les ermites gagnants

A m'asseoir sous une tente cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi j'suis banni, c'est bien à cause d'eux
Car ils sont bien plus que deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris du corbeau
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les versions d'antan
Et les ermites gagnants
Et les ermites gagnants


STARMANIA - S.O.S. d'un terrien en détresse


Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
Pourquoi je ris, pourquoi je pleure
Voici le S.O.S. d'une méta en détresse

J'ai jamais eu les pieds sur terre
J'aim'rais mieux être un corbeau
J'suis mal dans ma peau

J'voudrais voir le monde à l'envers
Si jamais c'était plus beau
La V3 vu d'en haut
D'en haut

J'ai toujours confondu la vie
Avec les bandes dessinées
J'ai comme des envies de métamorphose
Je sens quelque chose
Qui m'attire
Qui m'attire
Qui m'attire vers le haut

Au grand loto de l'univers
J'ai pas le plan qu'il me faut
J'suis mal dans ma peau

J'ai pas envie d'être un robot
Méta boulot dodo

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
Pourquoi je crie, pourquoi je pleure
Je crois capter des ondes
Venues de l'outre-monde

J'ai jamais eu les pieds sur terre
J'aim'rais mieux être un corbeau
J'suis mal dans ma peau

J'voudrais voir le monde à l'envers
J'aim'rais mieux chasser l'picto
Dodo l'enfant do


MICHEL BERGER - La groupie du pianiste


Elle passe ses nuits sans dormir
√Ä g√Ęcher son bel avenir
La groupie du Hordiste
Dieu que cette fille a l'air triste
Amoureuse d'un √©go√Įste
La groupie du Hordiste
Elle fout toute sa vie en l'air
Attendre l'attaque c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
D'un PMV blanc, noir ou rose

Elle passe sa vie à l'attendre
Pour un PA pour un MP tendre
La groupie du Hordiste
Devant l'écran elle post un [Disc]
Elle rêve de la vie d'rpiste
La groupie du Hordiste
Elle le suivrait jusqu'en pandé
Et même l'pandé c'est pas grand chose
√Ä c√īt√© d'√™tre seule r√©gion √©loign√©e
Et elle y pense dans son lit
Un PMV sous ses draps roses

Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime

Il a des droits sur ses PA
Elle a des droits sur ses aqua
La groupie du Hordiste
Elle sait rester là sans rien dire
Pendant que lui fouille sans écrire
La groupie du hordiste
Quand 00h00 est arrivé
Elle met ses mains sur le clavier
En rêvant qu'il va l'escorter
Passer le reste de sa vie
ou en camping si on pouvait

Elle sait comprendre son petit clic
Elle sait oublier qu'elle existe
La groupie du hordiste
Mais Dieu que cette fille prend des risques
Partir sans arme c'est √©go√Įste
La groupie du hordiste

Elle fout toute sa √Ęme en l'air
Et toute son √Ęme c'est pas grand chose
Qu'est-ce qu'elle aurait bien pu faire
À part rêver seule dans son lit
Un PMV sous ses draps roses

Elle l'aime, elle l'adore
Plus que tout elle l'aime
C'est beau comme elle l'aime
Elle l'aime, elle l'adore
C'est fou comme elle aime
C'est beau comme elle l'aime


FRANCIS CABREL - Les murs de poussières


Il rêvait d'une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d'autres manières
Dans un autre milieu

Il rêvait sur son chemin de pierres
"Je jumperais demain, si je veux
J'ai la force qu'il faut pour le faire
Et j'irai trouver mieux"

Il voulait trouver mieux
Que parasite solitaire
Que sa vieille √Ęme et son livre bleu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Eloignant les zombis de ses a√Įeux
Le soleil sur les murs des Barrières
Il voulait trouver mieux...

Il a fait tout le tour du désert
Il a même demandé à Dieu
Il a fait dormeur suicidaire
Il n'a pas trouvé mieux
Il a croisé les rois légendaires
Tout drap√©s d'√Ęme mauve et bleue
Mais dans les ch√Ęteaux des rois de nagu√®re
Il n'a pas trouvé mieux...

[Refrain] x3 :
Il n'a pas trouvé mieux...
Que monte-en l'air
Que sa vieille √Ęme et son livre bleu
Trouver mieux que la douce lumière du soir
Près du feu
Qui réchauffait son père
Et la troupe entière d' explorateur impétueux
Le soleil sur les murs des barrières
Il n'a pas trouvé mieux...

Il a dit "Je retourne en arrière
Je n'ai pas trouvé ce que je veux"
Il a dit "Je retourne en arrière"
Il s'est br√Ľl√© les yeux x2


DANIEL BALAVOINE - je n'suis pas un héros


Les coups de poings dans l' √Ęme
Le froid de la lame qui court
Chaque jour me pousse
Un peu plus vers la fin
Quand je jumpe sans destin
Comme on prend le dernier train

Même les soirs de drame
Il faut trouver la flamme qu' il faut
Pour survivre un peu
Pas d'avantages onéreux
Pas d'extension de sacs
Rien pour contrer l'attaque


Refrain
C' est pour ça qu' aujourd' hui
Je suis fatigué
C' est pour ça qu' aujourd' hui
Je voudrais crier

Je n' suis pas un héros
Moi j'ai jamais pris un abo
Je n' suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les bobos
Je n' suis pas un héros
Un héros
Je n' suis pas un héros
Compter pas que je fasse le labo
Je n' suis pas un héros
Mais j'me débrouille pour faire du picto
Je n' suis pas un héros
Un héros
_________


Quand les cris de femmes
S' accrochent à mes larmes je sais
Que c' est pour m' aider
A porter tous mes OD
Et je me dis qu' elles rêvent
de me voir simple ouvrier.

A coups de poings dans l' √Ęme
J' ai trouvé la trame qu' il faut
Pour mourir célèbre
Il ne faut rien emporter
Que ce que les autres
N' ont pas voulu garder


Refrain
C' est pour ça qu' aujourd' hui
Je suis fatigué
C' est pour ça qu' aujourd' hui
Je voudrais crier

Je n' suis pas un héros
Je prendrais pas leur abo
Je n' suis pas un héros
Second souffle uppercut, c'est de trop
Je n' suis pas un héros
Un héros


Je n' suis pas un héros
Ptet un jour la MU sur mon dos
Je n'suis pas un héros
J'posterais une [Sug] au corbeau
Je n' suis pas un héros
Un héros

Je n' suis pas un héros
Je n' suis pas un héros
Un héros, un héros
je n' suis pas un héros
Je n' suis pas un héros
Un héros, un héros
Je n' suis pas un héros
Je n' suis pas un héros


EDDY MITCHEL - La dernière séance


La lumièr' revient déjà
Et l'attaque est terminée
Je réveille mon voisin
Il dort comme un nouveau-né
Il est mort le zectarien
J'ai une envie de bailler
C'était la dernièr' séquence
C'était la dernière journée
Et le rideau d'eau est tombé

La photo sur le RP
Peut fair' sourire ou pleurer
Mais je connais le chantier
D'un cinéma de quartier
Il finira démonté
Camper au supermarché
Je n'ai plus aucune chance
C'était ma dernière croyance
Et le rideau d'eau est tombé

Bye Bye les héros que j'aimais
L'entr' acte es terminé
Bye Bye rendez-vous à jamais
Mes pictos adorés, adorés
J'allais jouer les solitaires
A l'école abandonnée
A cinq heures j'étais sorti
Cally venait me chercher
On voyait Woote le menteur
Qui défendait l'opprimé
C'était vraiment bien l'enfance
Mais c'est la dernière séquence
Et le rideau d'eau est tombé

Bye bye les fill's qui tremblaient
Pour les jeunes premiers
Bye bye Rendez-vous à jamais
Mes pictos préférés, préférés.
La lumière s'éteint déjà
La ville est vide à pleurer
Mon voisin détend ses bras
Il s'en va boire un café
Un vieux pleure dans un coin
la porte est fermée,
C'était sa dernière séquence
C'était sa dernière journée
Et le rideau d'eau est tombé


STARMANIA - Quand on arrive en ville


Quand tout l'monde dort tranquille
Dans les villes-dortoir
C'est l'heure o√Ļ les zombis
Descendent sur la ville
Qui est-ce qui viole les filles
Le soir dans les parkings ?
Qui dévaste les camping ?
C'est toujours les zombies
Alors...
C'est la panique sur les taudis
Quand on arrive en ville

Quand on arrive en ville
Tout l'monde fait l'abattoir
On a pas l'air virils
Mais on fait peur à voir
Des morts qui se maquillent
Ca fait rire les croquants
Mais quand ils voient du sang
Sur nos lames de rasoir
Ca fait...
Comme un éclair dans le brouillard
Quand on arrive en ville

Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Vous manger avant d'être vieux
On n'a pas l'temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Vous manger avant d'être vieux
On prend tout c'qu'on peut prendre en attendant

Quand on arrive en ville
On arrive de nulle part
On vit sans domicile
On dort dans les hangars
Le jour on est tranquille
On passe incognito
Le soir on change de peau
Et on frappe au hasard
Alors...
Préparez vous pour la bagarre
Quand on arrive en ville

Quand la ville souterraine
Est plongée dans le noir
Les gens qui s'y promènent
Ressortent sur des brancards
On agit sans mobile
Ca vous parait bizarre
C'est p'têtre qu'on est débile
C'est p'têtre par désespoir
Du moins...
C'est c'que dit la gazette du soir
Quand on arrive en ville...

Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Vous manger avant d'être vieux
On n'a pas l'temps d'attendre d'avoir trente ans
Nous
Tout c'qu'on veut c'est être heureux
Vous manger avant d'être vieux
On prend tout c'qu'on peut prendre en attendant

Quand viendra la V2000
On aura quarante ans
Si on joue pas maintenant
Demain il s'ra trop tard
Qu'est ce qu'on va faire ce soir ?
On va p'têtre tout casser
Si vous allez dormir
Ne dormez pas trop tard
De peur qu'on égratigne l'architectoire
Préparez vous pour la bagarre
C'est la panique minuit moins l'quart
Quand on arrive en ville


TELEPHONE - Un autre monde


Je rêvais de l'outre-monde
O√Ļ la map serait ronde
O√Ļ la goule serait blonde
Et la vie serait féconde

Je postais à poings fermés
Le FM était à mes pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité

Je rêvais d'un autre désert
D'un picto porte mystère
Des VP moins terre à terre
Oui je voulais tout foutre en l'air

Je postais les yeux fermés
Les admins étaient à mes pieds
Je rêvais réalité
Ma réalité m'a alité

Oui je rêvais de notre hordes
Et la map n'est pas ronde
Et la porte se dégonde
Ce soir dansent les ombres du monde

A le rêver immobile
Je l'ai trouvé bien futil
Mais le corbeau n'a pas bougé
Il m'a même pardonné
M’a pardonné
Ma réalité m’a pardonné

Dansent les ombres du monde
Dansent les forums monde
Dansent les ombres du monde
Dansent les forums du monde

Hé ! Hé !

Dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent, dansent

Dansent les ombres du monde.


EDITH PIAF - L'hymne à l'amour


Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et le désert peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu payes
Je me fous de la tour de guet
Tant qu'l'humour inond'ra mes matins
Tant que mon corps sortira pas demain
Peu m'importe les problèmes
Mon voisin puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout de l'immonde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu avais le PMV
J'irais fouiller la lune
J'irais traverser la dune
Si tu me le demandais

Je renierais mes taudis
Je n'serais plus jamais banni
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
J'assemblerais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si J11 la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin ou pas
Peu m'importe si tu payes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans l'ancienne citée oubliée
Dans le ciel plus de problèmes
Mon voisin crois-tu qu'on s'aime
Deep réunit ceux qui s'aiment


GEORGE BRASSENS - Les copains d'abord


Non, ce n'était pas le trétau
Qui rentrait pas, dans l'sac à dos
Qu'on se le dise c'était le porc
C'était le porc
Il farfouillait en pèr' peinard
Esperant toujours le canard
Et s'app'lait les Copains des morts
Les Copains des morts

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la litterature
N'en déplaise aux jeteurs dehors
Aux jeteurs dehors
Son chef d'escorte et ses tronços
Qu'on reverrait pas de sit√īt
Mais des amis chasseur d'pictos
les copains des morts

C'étaient pas des amis de luxe
Ni la coa du vieux Guy Lux
Des gens qui dépouillaient les morts
dépouillaient les morts
C'étaient bien des amis choisis
Pas question de finir bannis
Partager les devastators
Les copains des morts

C'étaient pas des anges non plus
Le guide ils l'avaient pas lu
Ils attendaient les titres encore
Oui les titres encore
Jean, Pierre, Paul et compagnie
Faisaient pas des lambda pourries
Leur Credo, les expés dehors
Aux copains des morts

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
Tracer l'expé vers le grand nord
Oui vers le grand nord
Et quand ils étaient en détresse
Poster sur le FV S.O.S.
Ha ca non ils étaient pas forts
Les copains des morts

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait a bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Le manque d'eau n'arriverait
2 jours après, voila le mort
qui mordait encore

Des villes j'en ai fait beaucoup
Mais la seule qu'ait tenu le coup
A boire des debout-les-morts
des debout-les-morts
C'était en s'la jouant peinard
En ouvrant la porte un peu tard
Avec les Copains des morts
les Copains des morts


JOE DASSIN - l'été indien


Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions dans le désert un peu comme celui là
C'√©tait l'automne, un automne o√Ļ il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans l'esprit tordu
de Deep
Là-bas on l'appelle l'été hordiens
Mais c'√©tait tout simplement le n√ītre
Avec ta cape longue tu ressemblais
A une goule de Marie Laurencin
Et je me souviens, je me souviens très bien
De ce que je t'ai dit ce matin-là
Il y a un an, y a un siècle, y a une éternité

On ira o√Ļ tu voudras, quand tu voudras
Et on fouillera encore, lorsque l'amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été hordiens

Aujourd'hui je suis très loin de ce matin d'automne
Mais c'est comme si j'y étais. Je pense à toi.
O√Ļ es-tu? Que fais-tu? Est-ce que j'existe encore pour toi?
Je regarde cette expé qui n'atteindra jamais la dune
Tu vois, comme elle je reviens en arrière
Comme elle je me couche sur le sable
Et je me souviens, je me souviens des attaques hautes
Du soleil et du bonheur qui passaient sur la ville
Il y a une éternité, un siècle, il y a un an

On ira o√Ļ tu voudras, quand tu voudras
Et on fouillera encore lorsque l'amour sera mort
Toute la vie sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été hordiens


CHARLES AZNAVOUR - La bohème


A 18 dents,
J'ai quitté ma province,
Bien décidé,
A empoigner la vie,

Le coeur léger,
Et le bagage mince,
J'étais certain de finir grand zombi,

Chez le tailleur, le plus chic,
J'ai fais faire,
Au milieu de mes bleus,
De quoi pousser un dernier cri,

Les photos, les chansons
Et les trépanations,
Ont eu raison,
De tous mes amis,

Je t'voyais déjà,
En haut de la friche,
En dix fois plus gros,
Que n'importe qui,
Ton sang s'étalait,

Je m'voyais déjà,
Dévorant tes miches,
Criant dans mon dos,
Des admirateurs qui se bousculaient,

J'étais le plus grand,
Des grands fantaisistes,
Faisant un carnage si grand que les gens,
M'acclamaient debout,

Je m'voyais déjà,
Cherchant dans la liste,
Celle qui le soir pourrait par faveur,
Se voir manger le cou.

Mes traits ont vieillis bien s√Ľr,
Putrides sans maquillage,
Mais la voix est là,
Le geste est précis et j'ai du ressort,

Mon coeur s'est aigri un peu,
En prenant de l'√Ęge,
Mais j'ai des idées,
Pour vous faire hurler,
Et j'y crois encore.

Rien que sous mes pieds de sentir,
Un cr√Ęne,
De voir devant moi, un public assis,
Prendre un coeur tremblant,

On n'm'a pas aidé,
Je n'ai pas eu ta veine,
Et au fond de moi je suis s√Ľr,
Au moins de boire tout ton sang.

Ce genous bleus,
Y'a trente ans qu'il me porte,
Et mes champignons ne font rire que moi,

J'cours le macchabée,
Je fais du porte à porte,
Pour subsister je fais n'importe quoi.



Je n'ai connu que des succès faciles,
Des campeurs de nuit,
Passés de vie à trépas.

Les minables cachets,
Les sacs à porter,
Les petits meublés et les maigres repas.

Je m'voyais déjà en photographie,
Au bras d'un barbare,
L'hiver dans la neige,
L'été au soleil,

Je m'voyais déjà,
Racontant ma vie,
L'air désabusé à des débutants friands des oreilles.

J'ouvrais calmement, les soirs de première,
Mille portes avec mes amis qui vous font si peur.

Et mourant de trac,
Devant le cimetière,
Entré dans la ville, sous les ovations et les projecteurs,

J'ai tout essayé pourtant,
Pour sortir d'une ombre,
J'ai chanté l'amour,
J'ai fais du comique et d'la fantaisie,

Si tout à raté pour moi,
Si je suis une ombre,
Ce n'est pas ma faute,
C'est celle des vivants qui n'ont rien compris,

On ne m'a jamais accordé ma chance,
D'autres ont réussi avec peu d'émoi mais beaucoup de sang,

Moi j'étais trop pur,
Ou trop en avance,
Mais un jour viendra,
Je leur montrerai ,
C'qu'est un mort vivant !


CHARLES AZNAVOUR - Je m'voyais déja


Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas conna√ģtre

Hordes en ce temps-là
Accrochait ses métas
Jusque sous nos fenêtres

Et si l'humble garni
Le corbeau dans son nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu
Moi qui criait admin
Et toi qui postais plus

Le FM, le FM
Ça voulait dire on est heureux
Le FM, le FM
Nous ne postions qu'un jour sur deux

Dans les forums voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que désireux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire

Et quand quelque corbeaux
Contre un bon repas chaud
Nous volait dans les poils
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver

Le FM, Le FM
Ça voulait dire tu es banni
Le FM, Le FM
Et nous avions tous du génie

Souvent il m'arrivait
Devant mon clavier
De passer des nuits blanches
Retouchant un troll nain
Une ligne ou un lien
√Čcrivant comme un manche

Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais banni
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime l'ennui

Le FM, Le FM
Ça voulait dire vlan dans les dents
Le FM, le FM
J'y ai perdu mon foie bien trop souvent

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les trolls, ni les sug
Qui ont vu ma jeunesse

En haut du saloon
Je cherche quelques clowns
Mais aucun ne subsiste
Pas d'admin dans l'décor
L'aide semble si triste
Et les posts sont morts

Le FM, le FM
On était jeunes, on était fous
Le FM, le FM
Ça ne veut plus rien dire du tout


JACQUES DUTRONC - Il est 5 heures


Je suis le requin des pommes dauphines
Et la page blanche a mauvaise mine
La banque est pleine de twintoides
Les citoyens sont pleins d'substances liquides

Il est cinq heures
La ville, s'éveille
La ville, s'éveille

Les morts sont j'tés
Les expéditions sont toute tracées
Les piles sont écrasées
Les PMV sont fatigués

Il est cinq heures
LA ville, s'éveille
La ville, s'éveille

Faut attendre que ca se tasse
Merci l'armoire à glaces
Et tout ces frigos qu'on casse
Trop de zombis sur la carcasse

Il est cinq heures
La ville, s'éveille
La ville, s'éveille

Les zombis en steack tartares
A la boucherie on tranche le lard
La ville by night, regagne le quart
Les citoyens fouillent au hasard

Il est cinq heures
La ville, s'éveille
LA ville, s'éveille

On s'masse les pieds
Le FV est ranimé
Et la statut est bien dressé
Entre la nuit et la journée

Il est cinq heures
La ville s'éveille
La ville, s'éveille

Les RP sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C'est l'heure o√Ļ je vais me coucher

Il est cinq heures
La ville, se lève
Il est cinq heures
Je n'ai pas sommeil


SERGE GAINSBOURG - le poinçonneur des lilas


Je suis l'ermite des Lilas
Le gars qu'on croise et qu'on ne regarde pas
Y a pas de soleil sous la terre, dr√īle de croisi√®re
Pour tuer l'ennui, j'ai dans ma veste
De quoi vous bouffer les restes

Et dans c' bouquin y a écrit
Qu'on trouve des vers même à Miami
Pendant ce temps que je fais le zouave
Je mange des larves
Parait qu'il y a pas de sots métiers
Moi j'suis ermite pas ouvrier

Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des trous dans la crasse, pour camper en masse.

Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis l'ermite des Lilas,
Celui planqué qu'on n'remarquera pas,
Je vis au coeur de la planète
J'ai dans la tête mon plan d'survie
Je dors rarement dans mon lit.

Et sous mon ciel de fa√Įence
Je ne vois briller que les vers luisant rances
Parfois je rêve, je divague, je vois des vagues
Et dans l'desert bien allongé
Je vois un zombi qui vient me chercher

Pour sortir de ce trou, je fais des trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous

Mais le zombis braille
Et je vois que je déraille
Et je reste dans mon trou à faire des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous
Des petits trous, des petits trous, des petits trous, des petits trous

Je suis l'ermite des Lilas,
Je trace ma route et me retourne pas
J'en ai marre, j'en ai ma claque de ce cloaque.
Je voudrais m'taper la fille de l'air
Laisser ma crasse au vestiaire.

Un jour viendra, j'en suis sur
O√Ļ je pourrai m'√©vader dans la nature
Je partirai sur la grand route
Et cro√Ľte que cro√Ľte
Et si pour moi il est plus temps
Je partirai les pieds devant.

Je fais des trous, des petits trous, encore des petits trous
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous

Y a de quoi devenir dingue
De quoi prendre un flingue.
Se faire un trou, un petit trou, un dernier petit trou.
Un petit trou, un petit trou, un dernier petit trou

Et on me mettra dans un grand trou.
Et je n'entendrais plus parler de trous
Que j'avais trous, des petits trous, des petits trous
Des petits trous, des petits trous.

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Modifiť le 09/08/2011 ŗ 14h32 par basstien   |   27 703 caractŤres   |   Voir